CRAINTE DE 600 SUPPRESSIONS DE POSTES À LA FNAC

Publié le par section syndicale FO FNAC 91

CRAINTE DE 600 SUPPRESSIONS DE POSTES À LA FNAC

Article paru dans FO Hebdo 3081

FO réclame plus de transparence et des réponses claires de la part de la direction.
La FNAC serait en passe de se débarrasser de 600 emplois. Une réduction de personnel qui correspond à près de 7% des effectifs français du distributeur de produits culturels. C’est le journal Le Parisien qui a livré l’information dans son édition du 17 juin dernier.

 

Selon les informations du quotidien, qui cite une source interne à la FNAC, ces suppressions de postes seraient mises en œuvre via deux plans: le premier, baptisé Mars, toucherait 289 disquaires dans l’ensemble des magasins et le second, Phoenix, affecterait tous les métiers (caissiers, libraires, techniciens…) et viserait les dix magasins parisiens. Les deux magasins les plus impactés seraient celui du Forum des Halles –100 postes en moins– et celui de Saint-Lazare. Un porte-parole de la FNAC a «catégoriquement» démenti au Parisien l’existence de ce projet qui toucherait les magasins parisiens. «En revanche, concernant les disquaires, le démenti est beaucoup plus timide», note Thierry Lizé, délégué syndical central FO. Selon des documents fournis par la FNAC à l’Autorité des marchés financiers dans le cadre de la mise en Bourse de la société, intervenue le 20 juin, le distributeur de produits culturels souligne avoir réalisé 60 millions d’euros d’économies en 2012, «soit environ 80 millions d’euros d’économies en année pleine», et il affirme vouloir «poursuivre cette politique avec la même ampleur sur la période 2013-2014».

DÉJÀ PLUS DE 500 POSTES SUPPRIMÉS EN 2012

La FNAC a déjà supprimé 510 postes, dont 310 en France, dans le cadre d’un plan d’économies de 80 millions d’euros, annoncé début 2012. Alors que le distributeur de produits culturels est confronté à la concurrence exacerbée du commerce en ligne et que le propriétaire de l’enseigne –PPR–, à défaut d’avoir pu la vendre, s’en débarrasse en la mettant en Bourse, Force Ouvrière ne cache pas son inquiétude. «Nous avons sollicité la direction, mais nous n’avons pas obtenu de réponses claires. Après plusieurs réunions d’instances, les élus syndicaux attendent toujours de savoir quels types de mesures vont pouvoir permettre d’atteindre de telles réductions de coûts. La marge de manœuvre n’existant plus ou presque, l’“effort” risque de peser essentiellement sur les effectifs, déjà très peau de chagrin», estime Thierry Lizé. La direction a de son côté évoqué différentes pistes, comme la réduction des frais informatiques, la renégociation des baux ou l’aménagement des systèmes de livraison des magasins, tout en indiquant qu’aucune décision n’était arrêtée. Pour Thierry Lizé, «il serait bon que la direction exprime clairement son plan d’actions en matière de réduction de frais, car les réponses accumulées depuis un mois sont particulièrement opaques».

Publié dans La revue de presse

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