résistance sur le dos de qui ? n'est ce pas cela la lutte des classes ?

Publié le par section syndicale FO FNAC 91

PPR surprend par sa bonne capacité de résistance 

Ivan Letessier
31/07/2009 | Mise à jour : 20:08  
François-Henri Pinault, le PDG de PPR.
François-Henri Pinault, le PDG de PPR.

Le groupe préserve ses marges grâce aux profits stables de Gucci et à ses programmes d'économies.

La stratégie de « recentrage sur l'équipement de la personne » de PPR, propriétaire de Gucci, Yves Saint Laurent, Puma, La Redoute, Conforama et Fnac, devra attendre au moins douze à dix-huit mois avant d'être mise en œuvre. « Il est hors de question de céder nos entreprises dans un marché des fusions-acquisitions aussi délabré », a expliqué hier François-Henri Pinault, le PDG de PPR.

En attendant la sortie de crise, PPR réussit à rendre ses actifs appétissants pour le marché. « Grâce aux plans d'actions élaborés dès le printemps 2008, le groupe a consolidé sa rentabilité au premier semestre », se félicite le patron. La marge opérationnelle est restée stable, à 7,7 % du chiffre d'affaires, grâce à des baisses d'investissement et à des mesures d'économies. Même à la Fnac et chez Conforama, les deux principales filiales qui ne correspondent pas au nouveau profil du groupe, la rentabilité se maintient malgré la nette baisse des ventes.

La performance est d'autant plus remarquable que les plans de 1 872 suppressions de postes à La Redoute, à Conforama et à la Fnac, ainsi que le programme d'économies de 150 millions d'euros annoncé en mai chez Puma, n'ont pas encore d'impact sur les comptes. La majorité de leurs effets s'étalera sur le second semestre et sur 2010.

 

La Redoute change de modèle

En réalité, le maintien de la rentabilité est principalement obtenu grâce à Gucci, la principale marque de luxe de PPR, qui contribue à plus de 40 % aux résultats du groupe. Ses ventes n'ont reculé que de 0,6 %, et ses profits ont progressé de 0,8 %. Globalement, le pôle luxe résiste mieux que le marché. En partie parce qu'il bénéficie d'une moindre exposition aux activités d'horlogerie, de champagne et de cognac, les plus touchées par la crise.

François-Henri Pinault reconnaît surveiller de près l'évolution d'Yves Saint Laurent. La maison de couture était revenue à l'équilibre l'an passé mais ses ventes ont baissé de 10,8 % depuis janvier et elle est retombée dans le rouge. PPR espère une hausse des royalties versées par L'Oréal, qui lance à la rentrée un nouveau parfum YSL, « Parisienne ».

Autre sujet de préoccupation : le recul de 14 % des ventes de La Redoute France, dont la rentabilité baisse. « La Redoute doit retrouver au plus vite un niveau d'activité suffisant », a prévenu François-Henri Pinault. Une nouvelle équipe de direction réoriente le business model du numéro un de la vente à distance. Plus question de ne compter que sur deux catalogues annuels et des ventes tirées par des promotions massives. « Les clients veulent des marchandises plus fréquemment renouvelées, avec des prix facilement plus bas », explique Jean-Michel Noir, patron de Redcats, le pôle vente à distance du groupe depuis février, qui vient de reprendre en direct la présidence de La Redoute et de recruter une directrice générale. « Nous ne relâcherons pas nos efforts, et toutes nos filiales sont en mesure de renforcer leurs positions dès la reprise », assure François-Henri Pinault.

» PPR adopte une attitude «de combat»

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/08/01/04015-20090801ARTFIG00123-ppr-surprend-par-sa-bonne-capacite-de-resistance-.php

Publié dans La revue de presse

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