FO soutiendra les travailleurs en lutte

Publié le par FO FNAC 91

Réuni à Metz pendant trois jours, le Comité confédéral national de la CGT-Force Ouvrière a fait le point de la situation économique et sociale, tant sur le plan international qu’européen et national, et dressé les orientations de la Confédération pour les mois à venir.

Il a confirmé (cf. la résolution) nos revendications principales en termes de salaire, d’emploi, de chômage et de services publics.

C’est ensuite que s’est tenue le 30 mars la réunion entre les huit organisations syndicales pour envisager les suites de la mobilisation. Nous avons expliqué qu’après le succès des 29 janvier et 19 mars, il ne fallait pas effilocher la mobilisation et que si le gouvernement et le patronat ne répondaient pas aux revendications, la position de Force Ouvrière sera celle d’un appel commun à une journée de grève interprofessionnelle, franche.

C’est une des options retenues pour la prochaine réunion le 27 avril. Dans ces conditions, et sans arrêter de dispositions précises pour le mois d’avril où Force Ouvrière soutiendra tous les syndicats FO et les travailleurs en lutte dans leurs entreprises, le 1er Mai, journée internationale de revendication, sera commun. Il s’agira d’un «temps fort», non d’un «1er Mai unitaire».

Force Ouvrière a souligné que nous tiendrons compte des contextes spécifiques locaux, ce qui figure dans le texte. Il n’y a que dans des situations particulières ou exceptionnelles que nous pouvons accepter des 1er Mai dans l’unité d’action. Ce fut notamment le cas en 2002, 2003 et dans beaucoup de départements en 2006 après le CPE.

Par ailleurs, à l’occasion d’une rencontre avec le président de la République, dont le principe était prévu depuis longtemps, à notre demande, pour préparer le G20 de Londres, j’ai rappelé que les revendications sur le plan international correspondaient à nombre de revendications sur le plan local (augmentation des salaires, préservation-consolidation des services publics, par exemple).

Alors que le président de la République affirme ne pas fermer la porte à d’autres initiatives, je lui ai indiqué qu’il y avait urgence et qu’on ne pourrait pas attendre.

Reprenant la formule d’un camarade de l’Internationale, je lui ai indiqué que les travailleurs avaient aujourd’hui le sentiment que le socialisme c’était pour les riches, le néolibéralisme pour les pauvres.

Enfin, conformément à la résolution du CCN, une lettre sera envoyée cette semaine au Premier ministre pour lui rappeler nos revendications et réclamer des concertations et négociations rapides.

Ce Comité confédéral national était en pleine actualité. Les débats ont été animés, parfois contradictoires comme c’est normal dans la période de crise actuelle. Je tiens à remercier tous les camarades de la Moselle qui par leur militantisme, leur gentillesse, leur disponibilité et leur efficacité ont pleinement participé à ce Comité confédéral.

Publié dans La revue de presse

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