la Fnac a planché sur un plan B... dit le FIGARO !

Publié le par FO FNAC 91

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Conforama va supprimer 800 postes en France, et la Fnac 400

Ivan Letessier 19/02/2009

PPR, qui présente ce matin ses résultats, restructure son pôle distribution.

Réduction d'effectifs en vue chez Conforama et à la Fnac. Ces deux filiales de PPR ont annoncé hier chacun un «plan d'économies». Celui de Conforama, destiné à «remédier aux difficultés structurelles et conjoncturelles rencontrées par l'enseigne», selon son PDG, Thierry Guibert, se monte à 50 millions d'euros, dont 25 pour les seuls frais de personnels. Ce qui entraînera la suppression de 800 postes d'ici à fin 2010, soit près de 8% des effectifs en France.

La Fnac, compte tenu «de la dégradation brutale de la conjoncture», engage de son côté des mesures d'économies d'un montant global de 35 millions d'euros, qui concernent 400 postes en France (200 dans les magasins parisiens, 150 dans ceux de province et 50 au siège), soit 3,4% de ses effectifs. «Ce chiffre représente moins du quart des mouvements naturels de l'entreprise, dont le turnover a été de 14% en 2008», précise l'entreprise.

En 2008, les ventes de Conforama ont reculé de 4,2%, et la chute s'est accélérée au long de l'année, avec une baisse de 6,3% au troisième trimestre et 8,3 au quatrième. L'enseigne s'est laissé dépasser par Ikea sur le marché du meuble. La part de marché du groupe suédois atteint 15,7%, contre 14,3% pour Conforama.

Vache à lait de PPR jusqu'au début des années 2000, la société a changé plusieurs fois de patron, d'organisation et de concept commercial depuis. Sans retrouver ni ses clients, ni son niveau de marge opérationnelle, tombé de 8,8% en 2001 à 5,1% en 2007.

La situation est moins problématique en apparence à la Fnac. Le chiffre d'affaires de cette enseigne a été stable l'an passé, mais le résultat opérationnel a, lui, baissé de 6,6%. Si les ventes de Noël n'ont pas été mauvaises, seuls les produits d'appel sont bien partis, ce qui a réduit la marge, que le groupe PPR s'était fixée comme objectif d'améliorer.

Selon nos informations, la direction de la Fnac a planché sur un plan B, qui pourrait être annoncé en juillet si la situation se dégradait, avec fermetures de magasins à la clé.

En province, celui de Belfort est menacé. En région parisienne, les magasins d'Aulnay-sous-Bois, Cergy-Pontoise et Créteil sont sur la sellette.

À Paris, ceux d'Odéon et de Bastille pourraient fermer leurs portes, et la direction cherche à déménager celui des Ternes dont le loyer est trop élevé.

L'enseigne pâtit de la crise sur ses principaux marchés. Celui du livre stagne. «La Fnac est généraliste et dispose de peu de marge de manœuvre pour ­réorienter son offre sur les ­segments en croissance,» estime un concurrent. Les ventes de CD ont, elles, reculé de 20% l'an passé à cause des télé­char­gements, légaux ou non. Pis. Le marché des produits électroniques, qui a permis à la société de dégager des bons résultats depuis cinq ans, a chuté l'an passé, et devrait encore baisser en 2009. La Fnac a néanmoins annoncé un «programme de conquête commerciale».

Publié dans La revue de presse

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