Et nous alors ?

Publié le par FO FNAC 91

Extrait de l'article :

François-Henri Pinault : "notre priorité reste la croissance organique de tous nos métiers"

Paru sur : http://www.latribune.f

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Et la Fnac ?
Au 1er semestre, la Fnac a poursuivi sa croissance et maintenu son taux de rentabilité.
Ces trois dernières années, ses performances n'ont cessé de progresser. 2007 a été une année record tant en termes de rentabilité, que de rendement des capitaux engagés. Il y a une dizaine d'années, on venait à la Fnac régulièrement pour y découvrir les nouveautés littéraires ou musicales. C'était ces produits éditoriaux qui créaient le trafic dans nos magasins. Aujourd'hui, chacun le sait, les ventes de disques et DVD ont considérablement baissé. Dans le même temps, les rythmes de renouvellement des produits techniques se sont accélérés. Il y a encore dix ans, les Français changeaient de téléviseur tous les sept ans ; on est passé à un rythme inférieur à trois ans. Et, pour les portables, par exemple, on est sur des taux de renouvellement de 18 mois. Or, il se trouve que les produits techniques ont toujours été plus rentables que les produits éditoriaux. Qu'a fait la Fnac ? Nous avons adapté et rationalisé nos surfaces de vente. Cela s'est traduit par une densification des surfaces dédiées aux télévisions, téléphones et autres produits techniques. Voilà l'une des raisons majeures pour lesquelles, depuis trois ans, la rentabilité de la Fnac progresse. Ceci étant dit, les produits éditoriaux restent au coeur de l'offre de la Fnac.
Quant à l'expansion internationale, nous l'avons démarrée assez tard, en 1998.
La Fnac en a fait l'un de ses axes majeurs de développement ces dernières années. En 10 ans seulement, la part des ventes à l'international a bondi et représente désormais près de 30 %. Au Portugal, en Espagne, en Italie, en Suisse, voire au Brésil, la Fnac a désormais des positions parfois plus fortes qu'en France. Dans les 12-18 mois, nous commencerons à ouvrir des magasins en Turquie, avec un partenaire, comme nous l'avons fait en Grèce.

Mais de plus en plus de consommateurs utilisent la Fnac comme un show-room et achètent sur Internet...

Ou bien préparent leurs achats sur le site Fnac.com et achètent en magasin. C'est l'exacte traduction de notre stratégie "Clic et magasin". Les parts de marché de la Fnac sur Internet sont, dans certaines catégories de produits, plus fortes qu'en magasin. Et Fnac.com est leader des sites marchands Grand Public en termes d'audience. Cette forte fréquentation de notre site internet crée du trafic supplémentaire dans nos magasins. Et en plus, il est rentable.

Il est difficile d'avoir une politique tarifaire différente sur Fnac.com et en magasin?

Non. L'offre en magasin a toujours été déterminée à la Fnac par la taille du plus grand magasin du réseau, celui du Forum des Halles, à Paris. Avec Internet, il n'y a plus de limite physique. Fnac.com propose donc plus de références de produits que le plus grand des magasins. Nous offrons sur Internet des produits que nous n'avons pas en magasin et qui nous permettent d'avoir une meilleure profondeur de l'offre et d'affiner encore notre positionnement prix par rapport à nos concurrents "pure players", notamment sur les premiers prix. C'est ce qui permet à notre site de vente en ligne d'afficher une progression supérieure à 20% au 30 juin 2008.

Comment gérez-vous internet et les magasins

Fnac.com est l'illustration réussie du concept "clic et magasin" ! Depuis 1998, date à laquelle nous avons lancé le site de la Fnac, nous mesurons régulièrement le risque de cannibalisation éventuelle des deux réseaux. Nous prenons deux échantillons comparables d'adhérents : ceux qui n'achètent qu'en magasin et, sur la base d'un échantillon statistique comparable, ceux qui achètent en magasin et sur le site. Et nous regardons l'évolution de leurs achats en magasins. Il se trouve que, depuis dix ans, la progression des achats est plus forte chez ceux qui fréquentent à la fois notre site et nos magasins.

Pour les équipes qui travaillent dans vos magasins, la vente sur internet est quand même vécue comme une concurrence. Or vos clients, eux, veulent pouvoir chercher dans le magasin le plus proche ce qu'ils achètent sur internet. Comment pouvez-vous satisfaire tout le monde ?

Cela a été une difficulté que nous avons rencontrée au début. Aujourd'hui, lorsque vous achetez sur internet, vous pouvez non seulement faire mettre à disposition en magasin le produit, mais également le rapporter dans n'importe quel magasin en service après-vente... C'est un atout majeur par rapport aux sites des "pure players". Et nous continuons à élargir cette offre de services intégrés.

Donc il n'est plus question de vendre la Fnac...

(sourire) Elle vaut de plus en plus cher !

 

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