les ventes de la Fnac ont progressé de 7,9%

Publié le par FO FNAC 91

La croissance de PPR et la cession d'YSL Beauté saluées
jeu. janv. 24, 2008 par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR fait état d'une croissance organique de son chiffre d'affaires supérieure aux attentes au 4e trimestre et confirme, sans les chiffrer, ses anticipations de croissance pour 2008.

Le groupe de distribution et de luxe, qui a annoncé mercredi soir la cession d'YSL Beauté à L'Oréal, a également dit jeudi vouloir céder le contrôle de Surcouf, sa chaîne de distribution spécialisée dans le matériel électronique grand public qui a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 247 millions d'euros.

"Il n'y a pas de négociations en cours. Nous sommes à la recherche de co-investisseurs pour en céder le contrôle", a précisé Jean-François Palus, directeur financier du groupe, lors d'une conférence téléphonique.

PPR a fait état d'un chiffre d'affaires de 5.875 millions d'euros au 4e trimestre, en hausse de 6,4% à données comparables, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une progression de 5%.

Le chiffre d'affaires publié (+15%, dopé par l'acquisition d'une participation de 62,9% dans Puma), ne peut se comparer à celui du consensus établi par Reuters (6.066 millions), car il tient compte d'activités cédées, ou dont la cession est projetée, pour un total de 225 millions d'euros.

La progression des ventes et la cession d'YSL Beauté ont été saluées par le marché, les analystes jugeant l'opération très positive pour PPR, d'un point stratégique comme financier.

Le titre s'envole de 10,66% à 94,24 euros à la Bourse de Paris vers 15h50, surperformant largement le CAC 40 qui rebondit de 5% au même moment.

L'ORÉAL, UN "SUPER DEAL"

"C'est meilleur qu'attendu dans l'ensemble, hors activités cédées. Le luxe s'est encore très bien tenu et Redcats a été moins mauvais que ce que j'anticipais", souligne un analyste.

Les analystes saluent aussi, avec un bel ensemble, l'opération de cession d'YSL Beauté à l'Oréal, pour sa valorisation jugée élevée (1,15 milliard d'euros) et pour les spécificités de l'accord, dans lequel PPR conserve la propriété de la marque YSL.

"C'est une superbe transaction, un super deal. La valorisation est supérieure à nos attentes et PPR va récupérer des royalties sur l'exploitation des licences", souligne l'un d'entre eux.

Elle permettra aussi à PPR d'abaisser son endettement, évalué à environ 6,0 milliards d'euros par les analystes à la fin 2007.

Pour HSBC, cette opération devrait avoir un impact positif sur le sentiment du marché à l'égard d'un groupe souvent considéré comme devant intégrer une décote de conglomérat.

"Il est clair que ce type de mesures de restructuration, à laquelle il faut ajouter la vente possible de Surcouf et la cession d'opérations non rentables chez Redcats et Conforma, devraient améliorer le sentiment du marché".

PPR a confirmé anticiper une progression "remarquable" de ses résultats 2007 et une poursuite de l'amélioration de ses performances en 2008, sans plus de détails.

PAS DE RALENTISSEMENT

Jean-François Palus a réaffirmé que le groupe escomptait une nouvelle progression du chiffre d'affaires l'an prochain, malgré les perspectives de ralentissement de l'économie mondiale.

À la question de savoir si PPR tablait sur un ralentissement de la croissance de son activité dans certaines régions, il a répondu: "Nous n'avons pas d'anticipation de ralentissement, dans aucune région du monde".

La croissance du dernier trimestre a une nouvelle fois été tirée par les performances de CFAO (distribution automobile et pharmaceutique en Afrique) qui ont progressé de 18,3% en données comparable, et par celles du luxe (+14,2%, elles aussi supérieures au consensus de 13,2%), dont toutes les marques ont engrangé des progressions à deux chiffres hormis YSL Beauté (+3,2%).

Le chiffre d'affaires de Gucci Group a totalisé 1.092 millions (consensus de 1.101 millions).

Celui de Puma a atteint 504 millions sur le dernier trimestre (+10,3%), légèrement supérieur à la moyenne des attentes, qui s'inscrivaient cependant dans une très large fourchette (allant de 429 à 530 millions d'euros).

Dans la distribution, outre CFAO, les ventes de la Fnac ont progressé de 7,9% en données comparables, tandis que celles de Redcats et de Conforama ont reculé de 2,9% et 3,2% respectivement.

Pascale Denis

Publié dans La revue de presse

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